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Sahainan : la dernière étape de la Thaïlande

2 Commentaires

Après Bangkok, Chiang Maï, Mae Hong Song et Mae Sariang, nous sommes arrivés le 28 octobre dans une ferme du nom de Sahainan.

Sahainan était une ferme presque entièrement faite en bambou avec seulement quelques poutres d’autres bois, du bois de teck par exemple.

La ferme était composée de plusieurs « maisons » : d’assez nombreuses cabanes destinées à accueillir les volontaires, une grande cabane où habitaient Shen et Sandot (le couple qui à construit cette ferme), avec leur bébé « Jon » et où Shen faisait la cuisine. Ainsi qu’une grande hutte où tout le monde mangeait la délicieuse cuisine de Shen.

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Notre cabane était de constitution sommaire, c’est à dire avec juste un sol et des murs de bambou, un toit de paille et une ouverture sur l’extérieur.

Comme nous étions un peu en altitude, la nuit et le matin il faisait très froid rendant les sacs de couchage ainsi que les vestes indispensables.

Je détestais donc naturellement éprouver le besoin d’aller aux toilettes la nuit car ces dernières étaient dehors.

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Le matin il faisait un froid de canard et si je n’avais pas pris mes deux vestes j’aurais littéralement congelé sur place.

Bref, Je me réveillais (j’étais très déstabilisé et énervé du fait que je devais comme tout les autres me coucher et me lever plus tôt) et peu après nous nous précipitions en direction de la salle à manger au cri de Shen, annonciateur du petit déjeuner:

breakfast !!! »

Tous les repas étaient végétariens; faits avec des légumes, des fruits, des nouilles et toujours du riz !

Durant la semaine je fis un peu la cuisine avec Shen et maman et coupai du bois pour le feu de Shen avec la machette : ce que je trouvais très rigolo !

Pendant la semaine il y eut un évènement ! Des journalistes sont venus pour faire un reportage sur Sahainan.

Ici, le film tourné (durée 30 minutes) : Film Sahainan

Je les découvris en allant à la salle à manger, ils étaient avec les autres volontaires de la ferme massés autour d’une espèce de grosse boîte avec une cheminée où par des orifices, ils jetaient du bois. Giacomo (un Italien en voyage restant deux mois à la ferme) m’expliqua que cette « boîte » servait à fabriquer du charbon actif.

Cette journée fut spéciale car Sandot nous fit tout d’abord visiter la ferme : je découvris même un potager que je n’avais jamais remarqué avant, j’aperçus aussi des cultures de plantes que je n’avais jamais remarqué jusqu’alors.

Nous allâmes dans l’école du village le plus près de Sahainan. Nous fîmes les présentations avec les enfants : prénom, âge, nationalité, profession (pour les adultes). Et ce fut à ce moment là que je su que le journaliste interviewant Sandot était une super star de la télévision thaïlandaise !

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Après les présentations, un bonze qui était aussi professeur d’anglais et d’une classe nous donna de nombreuses information dont le fait que l’école n’avait aucune aide du gouvernement (j’en fut surpris car l’école avait plutôt du charme avec sa petite bibliothèque, ses peintures d’histoire sur les murs de terre cuite et ses travaux des élèves qu’ils avaient accrochés au murs).

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Ensuite Sandot expliqua lui aussi des choses dont je n’écoutais plus que des bribes : la position en tailleur où nous devions rester assis commençait à devenir très inconfortable surtout pour ceux qui n’étaient pas particulièrement souples (dont moi !) ainsi que la faim.

Enfin nous eurent le droit de manger : le repas fut local; c’est-à-dire de nombreuses sauces pimentées pour tout le monde à manger avec du riz collant qui nous servaient de couverts. Pour éviter de laisser des grains de riz dans ces sauces communes (ce qui est malpoli) nous devions faire de belles boulettes de riz.

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Nous avons aussi aidés Shen à ramasser des « espèces de plantes composées de feuilles vertes foncées » pour le repas du soir.

Nous sommes allés à la rivière où Sandot nous montra comment fabriquer une cuillère et un verre en bambou. Enfin il disposa des machettes pour qui voudrait essayer de fabriquer à son tour un de ces deux objets. J’essayais donc et très vite je me rendis compte de la difficulté de ce travail car j’avais beau être plutôt doué pour tailler des bâtons à l’opinel la machette n’avait rien à voir.

Malgré l’inachèvement de ma cuillère je rejoignis les autres à la rivièreils se baignaient déjà. Puis tout le monde est rentré.

Le soir nous avons mangé au coin du feu et je fus étonné de voir les journalistes s’activer sur la préparation du repas. Le feu était entretenu par une main d’expert, c’est-à-dire par Piotr (un ami de Shen et Sandot venu les aider). J’ai trouvé très amusant de mettre du riz dans du bambou pour la préparation du « sweet sticky rice » (riz collant sucré, un dessert délicieux). Cette soirée autour du feu fut des plus sympathiques.

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Le lendemain (je constatais que les journalistes étaient encore là), il était temps de faire la récolte de la petite culture du riz non loin de la salle à manger. J’appris comment couper le riz, comment le faire sécher, et nous l’avons récolté en étant filmés par le magnifique drone d’un des journalistes.

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Le jour suivant je rejoignis papa, Piotr et Sandot pour faire la toiture d’une nouvelle cabane : c’était un travail minutieux où les cordes étaient des fibres de bambou. Je fus aussi chargé avec une des volontaires d’amener la toiture de la maison des poules (je leur apportais quasiment tous les matins leur nourriture).

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En partant je décidais de reprendre la fabrication de ma cuillère inachevée mais voulant qu’elle soit parfaite je l’ai raté : je me suis retrouvé avec des baguettes chinoises !

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Sahainan restera un bon souvenir comme toute la Thaïlande du reste, car après direction le Laos.

Keran

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Auteur : asiegzag

Nous sommes une famille voyageant en Asie avec nos sacs à dos pendant un an sans boussole. L'imprévu non seulement n'est pas évité mais invité. Partis à la rencontre des autres, des paysages, culture et nature sont dans notre démarche, complémentaires. Apprendre et expérimenter en marchant, en se posant, tout cela ensemble mais en tenant compte du besoin de solitude de chacun.

2 réflexions sur “Sahainan : la dernière étape de la Thaïlande

  1. Salut Keran
    Je trouve que tu a bien de la chance.tu trouve ça bon le bambou ?
    Tu part ou après ?
    A bientôt
    Lazare

    J'aime

  2. Pingback: THAÏLANDE : Informations pratiques et les « 3 belles choses  des enfants | «Asie'gzag

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